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Killer Kondomde Martin
Walz Sébastien Barré, le 11 juin 99 :
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![]() Luigi, ou comment |
Son nom...... Pouiinnnnnnn puinnnnnnn : Killer Kondom. Kondom des Grauens. La capote de la Terrrreuuuuuur. Un homme un seul le connaît, le traque, car l'orgueil de la Sicile est en jeu : Luigi/Loogi "Macaroni" Mackeroni, l'inspecteur Drebin du crad, le Columbo des backrooms, le Schimanski des drag-queens, le Lavardin des bas fonds. Le visage fermé, L'oeil vissé à sa cigarette et les lunettes noires à la bouche, le duel "Polizei vs. Gummy" peut commencer, et il ne peut en rester qu'un (qu'une, mais ça ça fait pas rire Luigi). Flanqué de Sam, son Hutch propret, et louvoyant entre les assauts de Bob... euh non Babette, ex-flic travesti SM de 120 kg à la voix si belle, il va encore une fois remuer New York là où c'est pas reluisant. ça va sentir le Latex brûlé. Niaf. L'amateur de trash/gore et psychotronique n'a pas manqué un jour de visiter le site du cultissime label Troma, siège officiel du Toxic Avenger, de Troméo, des Tromettes et autres galéjades radioactives. Il (c'est moi) n'aura pas manqué de s'extasier devant l'affiche et les photos de "Killer Kondom" (attention spoiler/revelations sur le site de Troma !), ovni au scénar déjanté issu d'un esprit visiblement sous brocolis pas frais. Alors quand je vis la sortie (resortie ?) en France de ce petit bout de truc à Paris, tnut-tnut poin-poin j'enfourchais immédiatement mon métro. |
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Non, pas taper, pas taper ! |
Et là l'extase en cette période bien pauvre de cinéma consensuel. Certes, il faut aimer ce genre de film à la masse dont le titre laisse présager une grande finesse et l'absence d'Alain Robbe-Grillet. Hélas trop long d'une bonne demi-heure, une bonne partie de ce film est un délice iconoclaste potache de plans stupides, de petits détails qui tuent, de parodies, d'effet sonores Z marrant, et l'intro vous met immédiatement dans le bain (de sang) rigolard de ce film à l'idée de base très conne mais osée. Gore sur pas mal d'aspect, ce machin allemand évite tout de même le classement X ou trop trashy, on y verra en effet point de sexe masculin grâce à d'habiles stratagèmes (pot de fleur, serviette, tuyau d'arrosage, etc). Et le reste est à l'avenant, décor soigné, photo super clean (la copie de l'Elysee Lincoln était excellente), musique marrante oscillant entre les accents nostalgique des vieux tubes romantiques de Bob.. euh pardon Babette et la dance du milieu gay. |
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Bob.. euh non Babette. |
Les 2 acteurs principaux sont vraiment nickels (le cast étant issu de la scène TV suisse/allemande), Samel en tête dans son rôle d'inspecteur macho pince sans rire, et Lansink en travesti à plume exaspérant. C'est bien sûr d'une finesse colossal hein :)) Petit avertissement : ceux qui ne regardent pas Derrick en teuton dans le texte (et ne savent pas ce qu'ils manquent) auront peut-être un petit pb d'acclimatation. Le film est en effet entièrement en allemand (sous-titré) : primo c'est qq fois un peu agressif comme langue (mais bien traduit), et secundo tout ce petit monde est censé jouer un commissariat à New-York, habillé en ricain, bref des ricains quoi. Assez étrange je dois dire. Dommage que tout cela s'essouffle un peu en fin de course, mais ce type de film est assez rare au ciné (surtout en ce moment), alors ça vaut le coup de se payer une petite tranche de rire qui tache grave, et vous ne regarderez plus votre petit machin en latex de la même façon. Autres liens :
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