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Entrevue avec un jeune acteurSuite à une rencontre au cours de la 60ème Mostra de Venise, Pierre Boulanger a eu la gentillesse de nous accorder une heure pour lui poser diverses questions. Petite biographieNom : Boulanger FilmographieLe rôle de Momo, dans "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran", est le tout premier rôle de Pierre Boulanger plutôt pas mal pour un début ! |
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Son entrée dans le monde du cinémaAudrey Assouline : Comment t'es-tu intéressé au métier d'acteur ? Pierre Boulanger : Pour pouvoir procurer cette joie qu'un acteur donne à son public. » Après un court silence: « Enfin c'est surtout une envie. A.A. : Comment as-tu obtenu le rôle de Momo ? P.B. : Je me suis inscrit dans une agence, l'agent m'a envoyé sur le casting. Je me souviens la première fois, il y avait une caméra et on m'a posé des questions sur moi et sur ma vie. Environs trois semaines plus tard, ils m'ont rappelé, me disant qu'ils recommençaient le casting car la personne qu'ils avaient choisie ne correspondait pas et qu'ils voulaient alors me revoir. Le casting suivant fut avec du texte, puis celui d'après avec des acteurs du film. Ils m'ont ensuite rappelé me disant qu'ils étaient intéressés mais qu'ils voulaient faire des essais avec Omar Sharif dans une épicerie parisienne avec une petite équipe. Finalement, François Dupeyron a voulu me rencontrer une dernière fois dans un café puis il m'a appelé pour me dire qu'il me prenait. |
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Le filmA.A. : Comment décrirais-tu ton personnage ? P.B. : Son père le quitte puis se suicide et au lieu de pleurer, de crier, il encaisse. Je le trouve fort mentalement et assez mature. Il n'est pas méchant, ce n'est pas un gamin et cette tristesse qu'il a lui amène une certaine maturité. La seule chose que je pourrais dire, c'est qu'il est fort, il est vivant. A.A. : Qu'est-ce que cela fait de jouer avec Omar Sharif ? P.B. : On me l'a demandé plein de fois. Je ne le l'avais vu dans aucun film auparavant mais avant le tournage j'ai visionné "Laurence d'Arabie" et "Docteur Jivago". En tout cas, cela était vraiment sympa de jouer avec lui, il est très gentil, généreux. Il est marrant, il faisait rire tout le monde sur le plateau. A.A. : Quel est pour toi le message du film ? P.B. : La tolérance, l'amour et la générosité. A.A. : Comment as-tu réagit à la première lecture du scénario de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ? P.B. : La lecture du scénario m'a réservé quelques surprises. N.d.A. : Et oui, on n'y pense pas ; mais la plupart des acteurs ne connaissent pas exactement le scénario au moment où ils postulent pour le rôle. Ce n'est qu'après l'obtention définitive du rôle qu'ils le reçoivent. Pierre Boulanger, au moment où il a lu le scénario pour la première fois, avait un peu peur pour la scène qu'il avait à tourner avec une prostituée car il ne savait pas comment le réalisateur comptait tourner cette scène. Cette scène a été tournée de façon très soft et très jolie, c'est d'ailleurs une scène que Pierre Boulanger aime beaucoup dans le film. La promotion du filmA.A. : Comment as-tu vécu la promotion du film ? P.B. : En fait le film s'est tourné l'été 2002 et en octobre aussi, mais la sortie a été de nombreuses fois repoussée. Comme je n'ai pas eu de contact avec la production, j'ai été loin du film pendant six à sept mois du coup pour moi, c'était du passé. Puis lorsqu'on est parti pour la promotion à Venise pour la 60ème Mostra, je suis revenu très rapidement et de façon forte dans le milieu du cinéma. Je ne savais pas qu'il y avait un travail de promotion aussi important. A.A. : Durant ton séjour à Venise, as-tu pu visiter un peu la ville ou as-tu passé tes journées à assurer la promotion ? P.B. : Grâce à une séance photo pour un magazine, on est parti dans le centre de Venise sur un bateau, on y a parcouru quelques canaux, c'était très beau, puis on a fini sur la fameuse place Saint Marc. A.A. : Mise à part Venise, as-tu participé d'autres fois à la promotion du film ? P.B. : Oui, un petit peu. J'ai fait plusieurs interviews, quelques photos, je suis passé deux, trois minutes dans une émission de télévision consacrée à Omar Sharif et je suis aussi passé dans un journal télévisé. À propos de luiA.A. : Quels sont tes futurs projets en tant que comédien ? P.B. : En ce moment, je suis en train de tourner dans la série, Louis Page, qui passe sur France 2. N.d.A. : Cette série vient de recevoir le prix de la meilleure série au 5ème festival de la fiction TV de Saint-Tropez en septembre. P.B. : Le film raconte une histoire assez difficile. C'est en fait l'histoire de … il faut voir l'épisode ! Sinon j'ai reçu le scénario d'un court métrage très joli, que j'aimerais bien faire. Comme ça, j'aurais fait un long métrage, une série et un court métrage. C'est bien tout cela me fait découvrir à la fois le monde du cinéma et de la télé. Et après cela, je reprends les castings. A.A. : As-tu obtenu des propositions de rôle grâce au film ? P.B. : Oui, effectivement mais comme je le disais tout à l'heure, étant donné que le film a été tourné l'été dernier et que depuis j'ai grandi, les gens qui me contactent ont encore la vision du petit Moïse et du coup, je suis trop âgé pour le rôle qu'ils me proposent. A.A. : Plus tard, tu veux faire du métier d'acteur ton travail à temps complet ? P.B. : Pour l'instant, j'aimerai continuer mais si un jour je vois que ça ne marche plus pour moi ou que je commence à ne plus aimer exercer ce métier, alors j'arrêterais. De toutes façons, dans le cinéma, il y a plein d'autres métiers qui m'intéressent. A.A. : Après le rôle de Moïse, un peu triste, quel genre de rôle aimerais-tu interpréter ? P.B. : Ce qui me plairait, ce serait de faire un peu de tout, cela m'ennuierait qu'on me case dans les acteurs qui interprètent des personnages tristes. Ca me plairait de faire un truc joyeux, où t'es heureux, où tu as le droit de sourire. A.A. : Y a t-il une question qu'on ne t'as jamais posée mais à laquelle tu aimerais répondre ? P.B. : Non pas spécialement, je voudrais juste dire que j'étais un peu déçu à Venise pendant la promotion parce que la seule question qu'on m'a posée était : Qu'est ce que cela fait de jouer avec Omar Sharif ?, j'aurais aimé qu'on me pose plus de questions sur le rôle. Il y a aussi autre chose qui m'a un peu énervé, j'ai été interviewé par une journaliste qui a mal retranscrit mes paroles, et cela me fait passer pour une personne que je ne suis pas. A.A. : Est-ce dur d'allier le cinéma et les études ? P.B. : Disons que ça prend du temps et ça déconcentre, tu as plus envie de travailler ton texte que tes devoirs et puis ça m'a fait rater des cours aussi. |
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